Chapitre Un
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- Prochain arrêt : Gare de Konoha, terminus. Annonça une voix féminine étonnement aiguë à l'intention des passagers.
Hinata Hyuga saisi la grosse valise noire qui reposait à côté d'elle et se leva, presque aussitôt imitée par tous les voyageurs du wagon. Le train, qui commençait à perdre de la vitesse, fini par s'arrêter et les grandes portes en métal devant lesquelles la jeune femme patientait s'ouvrirent pour laisser sortir la vague de voyageurs qui descendit de l'engin.
Une fois sur le quai, la jeune femme s'arrêta un instant afin de contempler la gare miteuse dans laquelle elle se trouvait et de tenter, éventuellement, de trouver des repères.
Le sol gris encore mouillé d'une pluie récente était jonché de déchet et les quelques bancs en bois qui peuplaient la plateforme étaient striés de gravures plus ou moins artistiques eectuées par des artistes amateurs qui exerçaient clandestinement leur art dessus. Le cadavre béant d'un distributeur automatique vide et dont la vitre en verre avait été brisée s'étalait près du passage où s'engageaient les voyageurs qui venaient de sortir du train. Et une forte odeur de tabac, mélangée a celle des ordures et des remontées des égouts attaquaient sauvagement les pauvres narines de la jeune femme.
Une nouvelle voix féminine, étrangement semblable à celle qui avait retenti quelques minutes plus tôt dans le train, s'éleva des interphones pour annoncer quelque chose que la brune n'écouta pas et qui l'arracha à son examen des lieux. Se rendant compte que la gare se vidait rapidement elle se mit en marche et suivit un grand homme aux cheveux verts pour éviter de se perdre, trainant tant bien que mal sa grosse valise noir derrière elle.
Lorsqu'ils furent à l'extérieur, l'homme qu'elle suivait pour trouver son chemin se dirigea machinalement vers une femme blonde de petite taille qui agitait ses bras dans leur direction et elle les vit s'enlacer comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis plusieurs mois -ce qui devait très probablement être le cas- avant de tourner les yeux en songeant avec amertume que personne ne l'attendait, elle.
La brune plongea sa main libre -celle qui ne tenait pas la valise- dans l'une de ses poches et en sortit un bout de papier roulé négligemment en boule qu'elle déplia du mieux qu'elle put, faisant fi du froid qui mordait violemment son sang et paralysait ses doigts déjà engourdis.
Elle examina un instant des yeux les quelques mots qu'elle avait elle même notés quelques heures plus tôt puis se mit en route.
Hinata déambula à travers la ville une bonne trentaine de minutes, constatant avec effarement que le peu qu'elle avait vu de Konoha durant son enfance avait beaucoup changé avant de s'avouer vaincue et de reconnaitre qu'elle s'était perdue. Le fait que Konoha fût sa ville natale ajoutait à son désespoir et à son découragement, même si elle avait en réalité passé le début de sa vie plus claquemurée dans la grande demeure familiale qu'autre part, ce qui, en un sens l'excusait partiellement.
La jeune femme s'arrêta au milieu de la rue dans laquelle elle se trouvait et décida de demander son chemin à la prochaine personne qui passerait devant elle. L'heureux élu fût un homme d'un âge inqualifiable aux cheveux noirs striés de fils argentés et au regard vert bienveillant qui promenait un gros chien brun. Il s'efforça de lui indiquer le chemin à suivre de la manière la plus précise possible et elle le remercia chaleureusement avant de reprendre la route.
Elle marcha encore une quinzaine de minutes en essayant de suivre au mieux les indications de l'homme qui l'avait renseigné. Au bout de plusieurs minutes supplémentaires de marche, elle sortit à nouveau le bout de papier froissé de sa poche, lut une nouvelle fois l'adresse qui était inscrite dessus et leva ses yeux limpides autour d'elle pour tenter de trouver un indice qui pourrait lui indiquer de près ou de loin la route à prendre.
Constatant avec effarement que la nuit se mettait rapidement à tomber, elle songea qu'elle pouvait difficilement faire pire que sa situation actuelle : perdue dans une ville qu'elle ne connaissait pas en pleine nuit.
Après avoir fait une vingtaine de pas de plus elle sentit une goutte de pluie tomber sur le bout de son nez.
Elle avait pensé trop vite.
*
Un éclair zébra le ciel et quelques secondes plus tard le bruit sourd du tonnerre retentit. Les lumières de l'appartement s'éteignirent un centième de seconde avant de se rallumer presque aussitôt. Le jeune homme au regard noir, pas perturbé pour un sous, continua tranquillement son repas dans un silence uniquement dérangé par l'orage qui grondait à l'extérieur et le cliquetis que produisait sa fourchette contre son plat.
Sasuke Uchiwa termina lentement son diner puis lava le peu de vaisselle qui trainait dans l'évier de sa cuisine. Une fois cette tâche accomplie il étudia rapidement son salon du regard, l'½il à l'affut du moindre objet déplacé.
Il saisit l'une des bougies posées sur sa table et la déplaça de sept centimètres vers la gauche, poussa le fauteuil rouge qui -selon lui- se trouvait trop près de la tables basse et ramassa la chevalière en argent qui trainait sous la table et qu'il cherchait depuis trois jours avant de se sentir satisfait.
Il s'apprêtait à se diriger vers sa salle de bain lorsqu'un cadre posé sur le meuble-télé attira son attention, et il fronça les sourcils en se rappelant qu'il l'avait déplacé lorsqu'il avait fait le ménage la veille. En trois enjambées il fût près de l'objet fautif qu'il saisi afin de le remettre à sa place initiale : au sommet de la grande étagère de livres. Son regard se posa un instant sur la photo que le cadre abritait.
Une femme d'une quarantaine d'année dont la longue chevelure foncée coulait librement sur ses épaules et dont le sourire bienveillant inspirait la tendresse posait pour le photographe. A coté d'elle se tenait un petit garçon, de pas plus de sept ans qui lui ressemblait de façon troublante et qui, contrairement à elle, ne souriait pas.
Une dernière personne avait vraisemblablement été photographiée avec les deux autres mais son visage n'était pas visible, remplacé par un trou surement noirâtre causé par la brûlure d'un mégot de cigarette.
Le petit garçon arborait une moue d'ennui qui lui conférait un air adorable, ses cheveux coupés courts accentuaient la douceur de l'ovale de son visage et il portait une tenue de cérémonie, ce qui semblait l'agacer au plus haut point vu la manière dont il tirait sur le n½ud papillon dont il était affublé.
La femme elle, affichait un air serein et apaisé en dépit des quelques rides qui apparaissaient aux coins de ses yeux et son regard sombre se posait sur la personne dont le visage n'était plus visible avec une lueur d'adoration étonnante.
Les doigts du jeune homme se serrèrent autour du cadre si bien que les jointures de ses doigts blanchirent. Il soupira, passa en un geste las sa main dans ses cheveux qui lui arrivaient à présent au niveau des épaules et tendit le bras pour déposer le cliché à sa place.
Une photo dégringola de l'étagère et s'écrasa, sans bruit, sur la moquette qui recouvrait le sol de la pièce.
Sasuke se pencha pour la ramasser et, curieux, l'étudia un instant du regard.
Une jolie petite fille d'une dizaine d'année au visage inexpressif et au sourire mystérieux était l'unique modèle de l'image. Elle semblait s'ennuyer ferme, bien ses lèvres retroussées aux coins de son visage ainsi que son regard espiègle démontraient une certaine gaité paradoxale.
Seul le petit éclat d'un amusement contenu qui brillait au fond de ses prunelles limpides pouvait indiquer au jeune homme qu'elle n'était pas une poupée, malgré ce que sa peau de porcelaine et ses joues couleur pêche laissaient penser. Ses courts cheveux bleus nuits virevoltaient autour de son visage et la jolie petite robe couleur abricot qu'elle portait rehaussait son teint trop pâle.
Sans apporter plus d'attention à la photo, il la reposa sur l'étagère en se demandant furtivement pourquoi il l'avait en sa possession.
Il commençait à prendre une nouvelle fois la direction de la salle de bain lorsque la sonnette de l'appartement retenti. Il se dirigea vers la porte en faisant mentalement la liste du peu de personnes qui pouvaient lui rendre visite à une heure si tardive alors que le temps se déchainait dehors.
En ouvrant la porte il eut la surprise de voir apparaitre dans son champs de vision une jeune femme aux yeux blancs et il ne mit pas longtemps à faire le lien avec la fille de la photo qu'il venait de déposer en haut de son étagère, comme si le destin avait voulu le prévenir, quelques secondes plus tôt de sa venue
.
Complètement trempée, elle grelottait comme une feuille tandis que ses longs cheveux collaient à son visage et à son dos, tout comme ses habits à sa peau et malgré la pluie qui ruisselait encore sur son visage il pouvait clairement voir, grâce à ses yeux rougis, qu'elle avait pleuré. Alors qu'il s'interrogeait sur le pourquoi de ses larmes, un nouvel éclair transperça le ciel, suivit de très près par un puissant coup de tonnerre, et la jeune femme sursauta comme si elle avait des ressort aux pieds avant de trembler de plus belle en serrant son léger gilet sur ses frêles épaules.
- Qu'est-ce que vous faites là ? Demanda-t-il lentement après avoir repris ces esprits.
- Je... euh... Commença-t-elle. Elle dégluti bruyamment et poursuivit. Est-ce que vous... vous pourriez m'héberger... juste pour cette nuit, s'il vous plait ?
Il prit le temps de méditer sur la question et laissa un petit moment de silence passer avant de répondre.
- Donnez-moi une bonne raison pour que j'accepte.
Elle réfléchit un instant, prenant le temps de bien trouver ses mots, prit une grande inspiration et planta ses yeux blancs dans le regard noir de son interlocuteur avant de lâcher d'une petite voix :
- Parce que nous sommes fiancés. Lâcha-t-elle dans un souffle.
Et même si elle avait presque chuchoté, il entendit parfaitement les quelques mots qui lui glacèrent momentanément le sang.
Il hésita un centième de seconde puis soupira en s'écartant pour la laisser entrer.
Elle réprima un soupir de soulagement...
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Ça y est ? Vous avez fini de lire ?? J'ai bien failli attendre dis-donc ! >.<
Bref vous avez trouvé ça comment ?? Bien ?? Pas très bien ?? Bien ?? (Bon là j'aurais dut mettre "Nul ??" mais je sais que vous ne trouvez pas ma fic nul n'est-ce pas ?... hein ?... rassurez moi... toute manière c'est vous qui l'avez élue, na !)
Bon je sais que c'est pas très long mais c'est que le début. Je vous préviens tout de suite qu'il n'y auras pas vraiment d'intrigue particulière dans cette fic, désolé pour ceux que ça déçoit, ce sera juste une romance des plus cucul la praline =) (Bon pas trop quand même hein !!)
La fréquence des posts des chapitres est pour l'instant indéterminée car mon accès à l'unique ordi de ma maison est très restreint (c'est en partie pour ça que je poste ce chapitre avec un jour de retard...).
Bon bien sur c'est pas comme si j'allais poster qu'un chapitre par mois... quoique...
J'plaisante !
Bon assez blablaté ! Dites moi ce que vous en avez pensé.
Merci.
Lâchez des coms SVP, Bye.MissCynthiou*